La maison blanche, la nuit, juin 1890

Au fil des ces articles, baladez-vous dans les rues de Nancy et redécouvrez certaines célèbres œuvres de l’artiste Vincent Van Gogh. Enfilez vos baskets, armez-vous de patience et de bonne humeur et partez à la conquête de œuvres du célèbre artiste.

Etape 1 : D’une gendarmerie à La Maison Blanche !

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La maison blanche, la nuit fait partie d’une série de tableaux d’Auvers-Sur-Oise. Cette série nous montre une série de maisons. Cette période a commencé avec l’espoir d’une nouvelle vie ainsi qu’un rétablissement de la santé. Ce sentiment d’espoir est exprimé dans ses images de mai. Tandis que dans ses peintures de juin 1890, le motif de la maison reste au centre de l’attention de Van Gogh mais sa portée émotionnelle s’était considérablement étendue. L’émotion a été exprimée par l’artiste, non pas à travers le sujet lui-même mais à travers sa manipulation des méthodes de peinture, la structure de ses compositions a changé à chaque fois. Dans cette image, la qualité est figée et les lignes principales sont les horizontales et verticales stables. L’artiste accorde beaucoup d’attention aux fenêtres qui sont pour lui les « yeux » de la maison. Les éclaboussures rouges des fenêtres à droite sont alarmantes ; Van Gogh dessinerait une étoile, un signe du destin, aux moments les plus angoissants. La Maison Blanche de Nuit exprime la grande tension psychologique dans laquelle se trouvait Van Gogh.

On peut rapprocher cette bâtisse de l’ancienne gendarmerie de Nancy, du fait de sa couleur ainsi que la ressemblance du plan de la maison par rapport à cette bâtisse. La verdure dans le jardin permet alors de nous évoquer le parc de la pépinière qui se trouve derrière cette ancienne base de la gendarmerie. De nombreuses fenêtres ornant la gendarmerie permet de rapprocher cela à la pensée de Van Gogh qui forment alors les « yeux » de la maison. La qualité de la réalisation ainsi que son insertion urbaine montrent une solide construction avec des bases solides.

La maison jaune, septembre 1888

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Etape 2 : Repeignons la Villa Majorelle en jaune !

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La maison jaune est une œuvre montrant le lieu où Van Gogh a logé en 1888. Celle-ci se trouve dans la ville d’Arles et a utilisé une pièce comme atelier. Van Gogh a alors peint cette maison en gage de souvenir de son passage. Une chambre d’ami a permis à Paul Gauguin d’y vivre pendant neuf semaines. L’artiste a lui-même appelé ce tableau « la rue » où les environs immédiats de l’artiste sont peints. Par exemple, Van Gogh mangeait souvent au restaurant situé à gauche de la maison et peint également la maison de son ami facteur qui se trouve dans l’arrière-plan.

Cette maison jaune évoque alors la Villa Majorelle de Nancy. En effet inhabitée, cette maison permet de découvrir l’art nouveau bien présent dans la ville. Van Gogh voulait faire de la maison jaune, un lieu de rassemblement d’artistes partageant les mêmes idées et où ils pouvaient vivre et travailler ensemble. Aujourd’hui, la Villa Majorelle permet d’inspirer les artistes. De plus, cette villa est un bâtiment majeur dans la ville de Nancy tout comme la maison jaune qui restera un lieu important dans la vie et la carrière de notre artiste.

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L’église d’Auvers sur Oise, 1890

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Etape 3 : L’Eglise de Nancy-sur-Oise.

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Après son passage à Arles dans le Sud de la France puis à l’hôpital psychiatrique de Saint Rémy de Provence, Van Gogh choisi de s’installer à Auvers sur Oise sur les recommandations de son frère Theo et auprès du docteur Paul Gachet. Il va y passer les 2 dernier mois de sa vie et va réaliser près de 70 toiles. Cependant une seule sera consacrer à l’église d’Auvers sur Oise. Pour réaliser de tableau, Van Gogh va à l’arrière de l’église et installe son chevalet en contre bas de la place afin d’englober dans sa composition le clocher. Cette vision en contre plongée accentue la forme pyramidale de l’édifice. Dans cette œuvre, on voit l’église qui constitue une grande part du tableau, 2 chemins qui longe l’église, un à droite et l’autre à gauche. Une femme emprunte le chemin de gauche et pourrait être une paysanne. Elle donne l’échelle du tableau. Le premier plan forme un triangle pointe en bas dont la forme est l’image inversée de l’église. Du point de vu de la lumière, la toile possède de nombreux paradoxe. En effet, le ciel à l’apparence nocturne se confronte à une terre à l’éclairage de jour. Le bas du tableau semble être peint à midi, l’église et son ombre en fin de journée et le ciel de nuit. De plus on voit que l’église possède une ombre mais la femme n’en a pas. Cette église du 13e siècle du style gothique avec des éléments romans devient sous le pinceau du peintre une représentation onirique du lieu.
Réalisé un mois avant la mort de l’artiste, ce chef-d’œuvre fut offert par celui-ci à son ami le Dr Gachet, qui s’efforçait de le soigner et de l’apaiser. Nous avons choisi l’église Sainte Pierre de Nancy pour mettre en parallèle avec l’église d’Auvers sur Oise de Van Gogh. Ces 2 églises sont du même style gothique et on voit bien les ressemblances dans leur configuration

En voyant cette église on peut se replonger dans l’oeuvre de Van Gogh de part son style.

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Nuit étoilée, juin 1889

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Etape 4 : La Nuit étoilée de Stanislas.

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En 1888, Vincent Van Gogh décide de lui même d’entrer dans l’asile de St Rémy de Provence après un épisode psychotique où il s’est mutilée l’oreille. Il va énormément peindre ce qu’il voit de la fenêtre de sa chambre. Il va donc peindre ce tableau par une belle nuit étoilée. On voit un Cyprès qui est un arbre caractéristique des œuvres de Van Gogh. Il se situe devant une ville pas totalement endormie car on voit des petites lumières à travers les fenêtres. Le ciel lui est tourmenté par des volutes de lumières ou par le vent qui est représenté par des vagues comme celle des océans. Le ciel traduit donc la force de ses propres tourments. La lune et les 11 étoiles sont entourées de halos de lumière et qui confère à ce tableau une atmosphère mystique. Le tableau est dominé par des nuances de bleus pour la nuit et de vert pour les arbres et le village. La seule couleur chaude est le jaune pour les quelques fenêtre éclairée des maisons, les étoiles, la lune et les voluptés.

Nous avons décidé de comparer ce tableau avec la place Stanislas car comme le ciel et les étoiles, elle change au fil de l’année. Le ciel étoilé fait penser à une animation sur la place, le son et lumière où l’œuvre la Nuit étoilée a été réutilisée et projetée sur l’hôtel le de ville en 2016-2017, le jardin éphémère de l’automne et les décorations de olé de l’hiver. La place est au cœur de la ville et ne dort jamais. Cela est mis en relation avec les petites lumière des maisons encore allumée à une heure tardive du tableau la Nuit étoilé. Le point de vu qu’on a choisi d’adopter sera une vu en face de l’agité de ville avec la statue de Stanislas devant pour rappeler le cyprès du tableau.

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Nuit étoilée sur le Rhône, 1888

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Etape 5 :  Du Rhône à la Meurthe, il n’y a qu’un pas.

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Fermez les yeux…

Nous sommes en septembre 1888, à Arles. La nuit s’est installée depuis une demie-heure maintenant. Se promenant sur les quais le long du Rhône, un homme marche, contemplant le paysage. Il s’arrête… Ça y est, il a trouvé un bon point de vue. Il installe son trépied, son tabouret, sort ses tubes de peintures et ces pinceaux. Après avoir longuement observé ce panorama fluvial, il se met à peindre.

Cet homme, c’est Van Gogh. Depuis quelques temps, l’idée de peindre la nuit l’obsède. Comme il l’écrit dans une lettre adressée à sa sœur, il trouve que « la nuit est encore plus richement colorée que le jour ». Ainsi, il tente de retranscrire cette vision colorée, chatoyante et lumineuse du soir sur cette toile. Les reflets des lumières de la ville, notamment de l’éclairage au gaz et des maisons, sur l’eau du Rhône, font écho aux étoiles éclatantes.

De plus, on ressent une profonde sérénité de l’ensemble. Un couple flâne au 1er plan. Au deuxième plan, l’eau du fleuve semble se mouvoir de quelques vaguelettes, sûrement causé par une douce brise caressant nonchalamment les bateaux. Au dernier plan, la clarté du ciel laisse percevoir toute l’étendue de la voûte céleste qu’un mois de septembre peut offrir. On peut même identifier en haut de la composition la Grande Ourse. Un des premiers peintres à peindre autant la nuit. Les étoiles sont éclatantes et se détachent sur le fond bleu profond du ciel nocturne, de la même manière que les reflets des lumières jaunâtres de la villes viennent miroiter sur l’eau bleue du fleuve.

Respirez… Et maintenant ouvrez les yeux.

Vous êtes face au port de plaisance de Nancy. Certes, ce n’est pas le Sud, mais les nuits d’été y sont tout aussi agréables et la palette de couleurs y est semblable. Regardez, observez les reflets des lumières de la ville sur l’eau, laissez-vous bercer par le bruit des remous de l’eau contre les bateaux, et, si vous êtes chanceux, levez la tête, regardez les étoiles et essayez de trouver la Grande Ourse.

A proximité de là où vous vous trouvez, il y a un bar, La péniche, où vous pourrez vous désaltérer tout en contemplant la palette nocturne de la ville et ses couleurs… Vincent avait raison, la nuit, ce n’est pas que du noir et du blanc. Qu’en pensez-vous ?

En suivant ce lien, vous découvrerez en détail cette oeuvre…

Les Iris, 1889

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Etape 6 : Le Crédit aux Fleurs.

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Nous sommes en mai 1889. Vincent Van Gogh est envoyé à Saint-Rémy-de-Provence, à l’asile du monastère Saint-Paul de Mausole. …, il voit dans la création artistique, et notamment la peinture, son seul exutoire. Il la décrit comme « le paratonnerre pour ma maladie ». Ainsi, dès ces premiers jours d’internement, il commence à peindre et jette son dévolu sur les iris en fleurs plantés dans le jardins de l’établissement.

La composition et la puissante gamme chromatique saisit le spectateur. Les fleurs enchevêtrées du massif semblent émerger des feuilles allongées aux multiples courbures. La force de l’image provient de la capacité de l’artiste à capter l’essentiel et à le restituer : entrecroisements des feuilles et des fleurs. Le spectateur est également surpris par l’intense luminosité de l’ensemble. Les feuilles vertes claires mettent en valeur le bleu intense des pétales. Le contraste donné par les couleurs complémentaires utilisées dans le tableau, notamment le jaune et le bleu, renforce davantage l’impression de lumière.

Et à Nancy, au 7 bis de la rue Saint Georges, il y a la banque du Crédit Lyonnais. Quel rapport avec ces fleurs de Van Gogh ?  Et bien entrez, rendez-vous jusqu’au hall et lever la tête…

Surplombant la salle, vous pourrez y découvrir -ou redécouvrir- l’impressionnante verrière de 250 m2 conçue par le célèbre Jacques Gruber (1870-1936). Accompagné du peintre verrier Charles Gauvillé, c’est en 1901 que les clients de la banque -et autres curieux- viennent découvrir ce joyau de l’art nouveau, fleuron de la célèbre l’Ecole de Nancy. Sur cette verrière, vous pourrez y retrouver une autre fleur bleue : La clématite. En effet, le thème floral est récurrent dans l’œuvre de notre maître verrier nancéien, et s’inscrit donc dans l’art nouveau, représentant une sorte de « pergola » de clématites. Cette dernière semble « cacher » un ciel bleu et est comme « coupée » par un cadre doré aux courbes affirmées, attirant notre regard au centre vers le monogramme de la banque… ça y est, vous faites le lien avec Vincent ?

Pas d’iris en terre et alignés ici, mais des branches de clématites aériennes et poétiques. De la même manière que ces gens pendant la Belle Epoque, laissez-vous séduire et contemplez les couleurs à la fois chatoyantes et douces, les lignes sinueuses et organiques qui se mêlent au feuillage de la vivace, le tout mis en valeur par la lumière zénithale qui semble faire vibrer toutes ces nuances pastelles jusqu’à vous, comme Van Gogh fait vibrer la couleur sur sa toile.

… On finirait presque chez un fleuriste pour aller acheter un petit bouquet de fleurs bleues et jaunes !

Si pour voulez aller plus loin et vous plonger davantage dans un univers floral et organique, n’hésitez pas à vous rendre au musée de l’Ecole de Nancy rue du Sergent Blandan.

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Terrasse du café le soir, septembre 1888

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Etape 7 : Les maréchaux boivent un café en terrasse.

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Dans cette peinture, Van Gogh a exprimé ses nouvelles impressions sur la France méridionale. L’œuvre dépeint un café situé dans le quartier de la Cité de la ville d’Arles, qui s’appelait alors la « Terrasse » et qui a, par la suite, été renommé « Café van Gogh ». Voici ce qu’en pensait Van Gogh, lui-même, dans une lettre adressée à sa sœur Wilhelmina :

« …un nouveau tableau représentant l’extérieur d’un café le soir. Sur la terrasse il y a de petites figurines de buveurs. Une immense lanterne jaune éclaire la terrasse, la devanture, le trottoir, et projette même une lumière sur les pavés de la rue qui prend une teinte de violet rose. Les pignons des maisons d’une rue qui file sous le ciel bleu parsemé d’étoiles, sont bleu foncé ou violets avec un arbre vert. Voilà un tableau de nuit sans noir, rien qu’avec du beau bleu, du violet, du vert et dans cet entourage la place illuminée se colore de soufre pâle, de citron vert. Cela m’amuse énormément de peindre la nuit sur place. Autrefois on dessinait et peignait le tableau le jour d’après le dessin. Mais moi je m’en trouve bien de peindre la chose immédiatement. Il est bien vrai que dans l’obscurité je peux prendre un bleu pour un vert, un lilas bleu pour un lilas rose, puisqu’on ne distingue pas bien la qualité du ton. Mais c’est le seul moyen de sortir de la nuit noire conventionnelle avec une pauvre lumière blafarde et blanchâtre, alors que pourtant une simple bougie déjà nous donne les jaunes, les orangés les plus riches. »

Le contraste chromatique est frappant, entre les couleurs chaudes du jaune, du vert et de l’orange sous la marquise et le bleu profond du ciel étoilé, renforcé par le bleu foncé des maisons à l’arrière-plan. Van Gogh joue avec les couleurs, les associe, créant ainsi une œuvre qui attire le regard et la curiosité. C’est la première peinture dans laquelle il a représenté un ciel étoilé, motif que l’on retrouve ensuite dans Nuit étoilée sur le Rhône, peint le même mois, puis dans la célèbre Nuit étoilée réalisée un an après.

À titre anecdotique, ce café a été restauré au début des années 1990 et peint en jaune pour accentuer la ressemblance avec le tableau de Van Gogh, alors que selon toute vraisemblance le café à cette époque n’était pas jaune, sauf la nuit à cause de l’éclairage. En outre, Van Gogh observe et retranscrit minutieusement le ciel étoilé, thème qui lui est cher. Ainsi, des recherches astronomiques ultérieures ont montré qu’il peint les constellations telles qu’elles apparaissent dans la nuit du 16 au 17 septembre. De plus, ce qui est également intéressant, c’est qu’il peint cette terrasse in situ et donc dans l’obscurité de la nuit, car les couleurs ont une apparence différente le jour et le soir.

Nous avons relié ce tableau aux terrasses des restaurants de la rue des Maréchaux car l’ambiance, les couleurs, le décor, tout y est. Vous pourrez apprécier un bon repas en famille ou entre amis avec la singulière impression d’être transporté dans le temps, à travers l’art de Van Gogh.

Regardez de plus près cette œuvre en suivant ce lien….

Le café de nuit, septembre 1888

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Etape 8 : Entrez, descendez et jouez !

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Vincent van Gogh imagine ce tableau dès le mois d’août 1888. Il en évoque l’idée dans une lettre datée du 6 adressée à son frère Théo :

 « … Aujourd’hui je vais probablement entreprendre l’intérieur du café où j’ai une chambre, le soir sous l’éclairage au gaz. Ici, ils appellent cela un « café de nuit ». Les « rôdeurs nocturnes » peuvent y trouver refuge s’ils n’ont pas d’argent pour se loger ou s’ils sont trop ivres pour rentrer »

Finalement le projet est décalé mais dès début septembre Vincent veille pendant trois nuits consécutives pour réaliser ce tableau, dormant la journée. Le 8 septembre le tableau est terminé. Aussitôt après, il l’expose dans sa chambre de la Maison Jaune.

Le tableau représente le café de la Gare, sur la place Lamartine d’Arles. La scène, comme l’indique le titre du tableau, se passe la nuit, précisément à minuit et quart d’après l’heure affichée sur l’horloge du fond de la salle. Dans cette grande pièce haute de plafond caractéristique des cafés provençaux du XIXe siècle, et éclairés par des lampes à gaz, figurent au centre un billard français et, tout autour, des tables et les chaises. Le café est peu animé. Sous le regard du garçon de café (ou d’un client debout), un couple et quelques rares clients assoupis traînent leur solitude jusque tard dans la nuit.

Le tableau est organisé en larges bandes colorées rouges, vertes et jaunes, structures auxquelles se rajoute un cercle composé des tables et des chaises centré sur le billard central. Ce billard, éclairé verticalement, projette une ombre imposante au milieu de la salle. Chose étrange, il s’agit de la seule ombre représentée. Cette œuvre illustre les recherches chromatiques du peintre avec l’emploi de couleurs complémentaires, en particulier ici, le rouge et le vert. Van Gogh lui-même commente cette œuvre :

« … Je viens de terminer une toile qui représente un intérieur de café la nuit éclairé par des lampes. Quelques pauvres rôdeurs de nuit dorment dans un coin. La salle est peinte en rouge et là-dedans sous le gaz le billard vert qui projette une immense ombre sur le plancher. Dans cette toile il y a six ou sept rouges différents depuis le rouge sang jusqu’au rose tendre faisant opposition à autant de verts pâles ou foncés.»

Ce tableau est très symbolique : Van Gogh est abandonné par ses amis, et ceux qui sont encore là lui sont indifférents. Ce qui illustre cela sont les tables abandonnées, les chaises dispersées et les gens inexpressifs présents dans la scène. Mais toutes les voies ne sont pas fermées : la porte au fond de la salle est ouverte sur une autre porte, et le bouquet de fleurs renforce cette idée d’espoir.

Entrée du jardin public à Arles, août-octobre 1888

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Etape 9 : Promenons-nous dans les parcs.

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Le tableau comme son titre l’indique représente l’entrée de jardin public d’Arles, le jardin n’a rien de poétique, c’est un jardin banal où l’on a une impression de vie moderne. On peut voir plusieurs personnes, comme l’homme au premier plan qui lit mais également des personnes assises sur les bancs du parc ou bien en train de se promener. Plusieurs sortes d’arbres sont représentés ici dont un sapin vert/bleu immense avec des branches partant à l’horizontales, deux amoureux se trouvent à l’ombre de cet arbre.

Nous avons voulu faire un parallèle avec le parc de la Pépinière car les deux ont la même “fonction”, on peut venir s’y promener, lire ou juste s’asseoir quelques temps quand on le désire. La Pépinière comme le jardin public d’Arles sont des endroits d’évasions et de verdure au sein même de la ville où il est toujours agréable de venir.

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Pont de Langlois, 1888

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Etape 10 : Sur le pont d’Avi- … ah non !

The bridge of Langlois at Arles with laundresses, by Vincent van

       C’est sur un canal proche d’Arles que Van Gogh est inspiré pour ce tableau, le pont-levis lui rappelant la Hollande. La Provence lui permettra de trouver son vrai style personnel. Cette oeuvre s’inscrit dans une série de quatre peintures, 2 dessins, une aquarelle et un croquis. Une diagonale est formée dans l’image avec le canal, cela conduit les yeux vers le pont qui possède une armature en bois et les personnages qui le traversent, dont une dame avec un parapluie. A droite du pont on peut voir la maison éclusière, tandis qu’à gauche on voit deux cyprès puis comme des maisons au fond.

Nous avons choisit de le comparer à la passerelle Lecreux car malgré le fait que la passerelle soit plus longue que le pont représenté, les deux ont des ressemblances dans leur configuration. L’armature à une forme légèrement arrondie et il est surélevé par rapport au niveau de l’eau de manière à pouvoir laisser des bateaux passer en dessous. Des arbres sont également près de la passerelle comme sur le tableau de Van Gogh même si ce n’est pas la même espèce.

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